J’ai mis mon site en ligne pour de bon à la mi mars dernier. A ce moment là je me dis que sans pub, le concept ne décollera jamais. Et effectivement, entre la mi mars et l’article de Libé, j’ai eu fièrement… 3 clients!
Cette période a été un peu particulière car c’était bon, la blague avait été menée à son terme mais… l’absence de clients laissait augurer un flop monumental. Sur cette période, j’ai contacté un certain nombre de médias… Aucun ne répondait, ce qui au fond ne m’étonnait pas vraiment: nous vivons à mon sens dans un environnement plutôt conservateur, mon produit était trop à risque.
Je l’ai bien compris quand il y a deux ans j’avais essayé de faire financer son développement par le biais d’une plateforme de financement participatif bien connue. Après avoir rempli le dossier, passé toutes les étapes de validation, bim, chat-bite, vous avez une gentille niaise qui vous envoie un email pour vous annoncer que votre projet « contrevient à la charte éthique » de leur site de merde et donc qu’il ne sera pas possible de le publier. Quand on lit leur « charte éthique » de merde, on serait bien en peine de découvrir un motif sérieux mais passons, mon projet a du froisser un peigne-cul influent au sein de leur organisation de merde. Pov choupette, va.
Mais revenons à nos moutons. Libération. Dans ma folle jeunesse je ne lisais que ce quotidien mais depuis quelques temps, je m’en étais éloigné. J’avais gardé à l’esprit l’existence de cette étrangeté à mon sens dans la presse dite sérieuse: la rubrique des « 400 culs » d’Agnès Giard. Alors j’ai osé la contacter, cash. Elle m’a répondu positivement en quoi… 15 minutes? C’est à ce moment là qu’on est entrés officiellement dans la 4ème dimension.
Un rdv en visio a été rapidement convenu. J’ai alors pu voir « en vrai » une journaliste dont j’avais pas mal lu les écrits durant ma jeunesse. Ca fait toujours bizarre de traverser l’écran et de toucher du doigt, pour ainsi dire, nos idoles médiatiques!
Bref, Agnès déborde d’enthousiasme sur le projet. Elle me le fait comprendre tout de suite sans aucune ambiguïté. Je lui pose alors une question devenue un peu rituelle pour moi dans le projet, question que je pose à chaque nouvelle personne qui découvre l’idée: « quelle a été ta première pensée lorsque tu as été exposée au concept de sucette gout bite? ».
Sa réponse est extraordinaire car j’aurais été bien en peine de jamais l’imaginer: « Ma première pensée a été que quelqu’un souhaitait m’assassiner et avait trouvé le moyen parfait pour ce faire ». Un peu éberlué, je lui demande de préciser sa pensée. Elle poursuit alors: « Nicolas, tu m’as présenté un concept qui, au regard de ma spécialisation et de ma carrière, fait que je ne peux pas ne pas gouter un tel produit. C’est la façon parfaite pour me faire avaler du poison car jamais je ne pourrais résister à goûter une telle curiosité! ».
Autant vous dire que l’on a bien ri durant cet entretien, dont l’article finalement paru ne relate qu’une infime fraction. Et même si je l’ai déjà abondamment remercié, encore une fois: merci mille fois Agnès pour ta confiance et ce magnifique article!
Pour la petite histoire, l’article est paru sur le site de Libération le samedi 28 mars 2026 vers midi. J’étais dans les starting blocks, je m’attendais à recevoir des milliers de clients d’un coup.
Autant vous dire que, lorsque dans l’après midi et la soirée qui ont suivi, j’ai eu en tout et pour tout… 4 clients, j’ai eu les boules. Grave.
Ce n’est qu’à minuit, quand Libé a publié son article sur Facebook, que la hype a commencé à prendre. Des centaines de commandes en deux jours. Je n’étais pas prêt, clairement! C’est dans un état de choc avéré que je me suis résolu à mettre en rupture de stock dès le lundi et heureusement car cela m’a permis de protéger ma santé mentale!
Entre les commandes, le nombre et la variété de mails que j’ai reçu, les commentaires sur les réseaux… Je crois bien que durant ces deux jours qui ont clôt mars 2026, j’ai basculé dans un univers dont je ne soupçonnais même pas l’existence auparavant.
Bref, merci Libération et merci Agnès!

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